Repères pour les jeunes et leurs parents

Comprendre les troubles DYS à l’adolescence et à l’âge adulte

Les troubles DYS peuvent rendre certains apprentissages ou certaines activités du quotidien plus difficiles et plus fatigants. Ils apparaissent pendant le développement et peuvent continuer à avoir des effets à l’adolescence puis à l’âge adulte, même lorsque la personne a trouvé des stratégies pour compenser.

Cette page donne des repères simples pour mieux comprendre les difficultés possibles. Elle ne remplace pas l’évaluation de professionnels qualifiés et ne permet pas de poser un diagnostic.

Que signifie « troubles DYS » ?

L’expression « troubles DYS » est un terme courant. Elle désigne plusieurs troubles du neurodéveloppement qui concernent notamment le langage oral, la lecture, l’orthographe, le calcul, l’écriture ou la coordination des gestes. Les professionnels parlent aussi de troubles spécifiques du langage et des apprentissages, ou TSLA, pour une partie de ces troubles.

Ces difficultés sont durables et ne s’expliquent pas simplement par un manque de travail, une scolarité insuffisante ou un défaut de motivation. Leur intensité et leurs répercussions varient beaucoup d’une personne à l’autre. Plusieurs troubles peuvent être associés chez un même jeune.

Le TDAH est lui aussi un trouble du neurodéveloppement, mais il n’est pas un trouble DYS. Il peut toutefois être associé à un trouble des apprentissages et augmenter les difficultés d’attention, d’organisation ou de gestion de l’activité.

Une difficulté scolaire n’est pas forcément un trouble. À l’inverse, de bons résultats n’excluent pas un trouble lorsqu’ils reposent sur beaucoup d’efforts, de fatigue ou de stratégies de compensation.

Comprendre les appellations actuelles

Les mots employés évoluent avec les classifications internationales et les recommandations professionnelles. Un compte rendu récent peut donc utiliser une appellation différente de celle connue par la famille. Ces termes ne sont pas tous synonymes et certains désignent un ensemble plus large que d’autres.

AppellationCe qu’elle signifie
TND — trouble du neurodéveloppementGrande famille comprenant notamment les troubles du développement du langage, les troubles développementaux des apprentissages, le trouble développemental de la coordination et le TDAH.
TSLA — troubles spécifiques du langage et des apprentissagesAppellation encore utilisée en France, notamment dans le parcours de santé de la HAS. Elle regroupe plusieurs troubles couramment appelés « troubles DYS ».
TSLE — trouble spécifique du langage écritTerme employé en orthophonie et dans certains documents récents pour les difficultés durables concernant la lecture et/ou l’expression écrite. Il recouvre notamment ce que les familles connaissent sous les noms de dyslexie et de dysorthographie.
Trouble développemental des apprentissagesAppellation de la CIM-11. Elle peut être précisée par le domaine principalement atteint : lecture, expression écrite ou mathématiques.
Trouble spécifique des apprentissagesAppellation du DSM-5, également précisée selon le déficit en lecture, en expression écrite ou en mathématiques.
TDC — trouble développemental de la coordinationAppellation diagnostique actuelle correspondant à ce qui est encore couramment appelé dyspraxie développementale.
TDL — trouble développemental du langageAppellation actuelle fréquemment utilisée pour le trouble durable du langage oral autrefois souvent appelé dysphasie. Il ne doit pas être confondu avec le TSLE.
Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxieTermes toujours compris et encore utilisés dans de nombreuses ressources destinées au public. Ils peuvent être conservés sur CAPALIA, accompagnés de l’appellation actuelle lorsqu’elle apporte une précision utile.

Choix éditorial CAPALIA : conserver les mots recherchés et compris par les familles, puis indiquer l’appellation professionnelle actuelle dès le début de chaque page. CAPALIA ne présentera pas le TSLE comme le nouveau nom unique de tous les troubles DYS : il concerne spécifiquement le langage écrit.

Les principaux troubles

Chaque carte conduit vers une page détaillée. Les descriptions restent volontairement courtes : elles présentent des domaines de difficulté possibles, pas des critères de diagnostic.

Dyslexie

Lecture

Difficultés durables pour identifier les mots écrits avec exactitude ou fluidité. La lecture peut rester lente, coûteuse et fatigante, avec un retentissement sur la compréhension lorsque les textes deviennent longs ou complexes.

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Dysorthographie

Orthographe

Difficultés durables pour mémoriser et appliquer l’orthographe. Les erreurs peuvent rester nombreuses ou variables, y compris lorsque les règles sont connues.

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Dyspraxie / TDC

Coordination

Difficultés durables dans l’acquisition et l’exécution de certaines activités motrices. Elles peuvent toucher l’écriture, l’utilisation d’outils, l’organisation dans l’espace ou des gestes de la vie quotidienne.

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Dysgraphie

Geste d’écriture

Écriture manuelle lente, difficile à automatiser, peu lisible ou fatigante. La dysgraphie décrit une difficulté du geste graphique et doit être évaluée dans son contexte.

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Dyscalculie

Nombres et calcul

Difficultés durables dans l’apprentissage et l’utilisation des nombres, des quantités ou du calcul. Elles peuvent aussi gêner certaines activités quotidiennes qui mobilisent le temps, l’argent ou les mesures.

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TDAH

Attention et régulation

Difficultés persistantes d’attention et/ou manifestations d’hyperactivité-impulsivité, présentes dans plusieurs contextes et avec un retentissement sur la vie quotidienne. Le profil varie selon les personnes.

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À l’adolescence et pendant la formation

À l’adolescence, les difficultés peuvent devenir plus visibles parce que les textes s’allongent, les consignes comportent plusieurs étapes et l’autonomie attendue augmente. Au lycée professionnel, en CFA ou en MFR, le jeune doit aussi passer des cours à l’entreprise, gérer des documents variés et organiser son travail.

Selon son profil, il peut notamment :

  • mettre beaucoup de temps à lire une consigne, prendre des notes ou produire un écrit ;
  • comprendre une notion à l’oral mais avoir du mal à la restituer par écrit ;
  • perdre le fil d’une tâche comportant plusieurs étapes ;
  • se fatiguer rapidement lorsqu’il doit écouter, écrire et s’organiser en même temps ;
  • éviter certaines activités par peur de l’erreur ou après des expériences répétées d’échec ;
  • obtenir des résultats irréguliers selon la présentation de la consigne, le temps disponible ou le niveau de fatigue.

Ces manifestations ne sont ni systématiques ni spécifiques à un seul trouble. Elles doivent être comprises à partir du fonctionnement et des besoins réels du jeune.

À l’âge adulte : vie personnelle et professionnelle

Les troubles DYS ne disparaissent pas automatiquement à la fin de la scolarité. Avec l’expérience, beaucoup d’adultes développent des stratégies efficaces, mais certaines situations peuvent rester coûteuses ou redevenir difficiles lorsque les exigences augmentent.

  • Dans la vie personnelle

    Lire un courrier administratif, remplir un formulaire, écrire un message, suivre un itinéraire, organiser un rendez-vous, gérer un budget ou estimer une durée peuvent demander davantage de temps ou de vérifications.La fatigue peut augmenter lorsque plusieurs informations doivent être traitées en même temps. La personne peut éviter certaines démarches ou demander l’aide d’un proche.
  • Dans la vie professionnelle

    Lire rapidement des procédures, prendre des notes en réunion, rédiger des écrits, effectuer des calculs, organiser plusieurs tâches, utiliser certains outils ou travailler dans l’urgence peuvent être plus difficiles.Les difficultés peuvent être peu visibles car l’adulte compense. Des consignes explicites, des supports structurés, des outils numériques, un temps adapté ou une organisation différente peuvent réduire la charge.

Ces exemples illustrent des répercussions possibles. Ils ne concernent pas toutes les personnes et ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier un trouble.

Quand demander un avis ?

Il est utile d’en parler lorsque les difficultés sont durables, résistent aux aides habituelles et ont un retentissement sur les apprentissages, l’autonomie, le bien-être, la formation ou le travail.

  • Échanger avec le jeune et recueillir des exemples précis : tâches difficiles, fatigue, temps nécessaire, stratégies déjà utilisées et situations dans lesquelles il réussit mieux.
  • Consulter le médecin traitant ou le pédiatre, qui prend en compte l’histoire du jeune, vérifie les éléments de santé utiles et l’oriente si nécessaire.
  • Réaliser les bilans indiqués selon les difficultés : orthophonie, ergothérapie, psychomotricité, psychologie ou neuropsychologie, par exemple. Tous ne sont pas nécessaires dans chaque situation.
  • Mettre en commun les observations et les bilans. Dans les situations complexes, l’évaluation peut être pluridisciplinaire et coordonnée.
À retenir : un questionnaire de repérage ou un test en ligne peut aider à décider de consulter, mais il ne pose pas de diagnostic. Le bilan psychopédagogique proposé par CAPALIA repère des difficultés d’apprentissage et oriente un parcours ; il ne remplace aucun bilan médical ou paramédical.

Aides pendant la scolarité et la formation

Les adaptations sont choisies selon les besoins observés, et non appliquées automatiquement à partir du nom d’un trouble. Elles peuvent concerner la présentation des supports, la lecture des consignes, la quantité d’écrit, l’utilisation d’un ordinateur ou d’autres outils, le temps accordé et la manière d’évaluer la compétence travaillée.

Le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) peut être proposé aux élèves dont les difficultés scolaires durables résultent d’un ou plusieurs troubles des apprentissages. Lorsque les besoins relèvent d’une compensation décidée par la MDPH, un projet personnalisé de scolarisation (PPS) peut être mis en place. Les aménagements d’examen font l’objet d’une demande spécifique : ils ne sont pas automatiquement accordés par l’existence d’un PAP ou d’un bilan.

Guides pratiques : collège, examens, alternance

Au-delà de chaque trouble, trois moments demandent d’anticiper : les années de collège, la préparation des examens, et l’entrée en apprentissage.

Ce que CAPALIA peut apporter

CAPALIA propose un soutien scolaire adapté et des parcours psychopédagogiques aux adolescents et aux jeunes en formation, avec ou sans troubles DYS ou TDAH.

  • Les cours de français et de mathématiques permettent de reprendre une notion précise et de consolider des bases du collège, du CAP ou du Bac professionnel.
  • Les parcours psychopédagogiques travaillent notamment la compréhension des consignes, l’organisation, la vérification, l’utilisation d’une aide et l’autonomie.
  • Les contenus privilégient des consignes explicites, une progression par étapes, une présentation lisible et des modalités de réponse adaptées à la compétence travaillée.
  • Un accompagnement individuel en visioconférence peut compléter la plateforme lorsque le jeune a besoin de conseils, de soutien ou de repères personnalisés.

CAPALIA ne pose pas de diagnostic et ne remplace ni les soins, ni les rééducations, ni les aménagements scolaires ou professionnels nécessaires.

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Sources

Contenu informatif. Dernière vérification des sources : septembre 2026.